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État des lieux location meublée : modèle, mentions obligatoires et pièges à éviter

Deux cents euros de meubles cassés non remboursés. Six cents euros de peinture refaite à votre charge. Un dépôt de garantie restitué intégralement parce que rien ne prouve que la table basse était neuve à l’entrée. L’état des lieux d’une location meublée n’est pas un papier administratif que l’on remplit à l’arrache devant la porte. C’est le document qui décide, à la sortie, qui paie quoi.

Pour un bailleur LMNP, il pèse aussi côté comptabilité : les retenues sur dépôt de garantie, le remplacement d’un meuble amorti, la requalification éventuelle du bail en location vide. Cet enjeu fait partie intégrante de la gestion locative LMNP, au même titre que la quittance ou la révision du loyer. Bâclé, l’état des lieux fragilise les deux côtés du dossier, juridique et fiscal.

Voici le cadre légal applicable en 2026, les mentions que doit contenir un état des lieux meublé conforme au décret 2016-382, l’inventaire mobilier des 11 équipements obligatoires, les délais à respecter et le modèle prêt à imprimer.

Meubles obligatoires
11 catégories
Décret 2015-981 du 31 juillet 2015.
Délai de complément
10 jours
Après remise des clés, côté locataire.
Dépôt de garantie
2 mois
Plafond loi du 6 juillet 1989, hors bail mobilité.
Outil recommandé 2026
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Pourquoi l’état des lieux meublé est un document à part

Le bail vide impose déjà un état des lieux contradictoire. Le bail meublé y ajoute une couche : l’inventaire mobilier détaillé, annexé au document principal. Cette double exigence change la nature du document. Bâclé, l’inventaire peut suffire à faire requalifier la location en bail nu, avec toutes les conséquences fiscales que cela implique.

Une obligation depuis la loi ALUR, applicable à la résidence principale

L’article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989, modifié par la loi ALUR du 24 mars 2014, rend l’état des lieux obligatoire pour toute location meublée constituant la résidence principale du locataire. Avant cette réforme, le document était seulement recommandé en meublé. Désormais, son absence prive le bailleur de toute présomption sur l’état du logement à l’entrée. Concrètement, sans EDL signé, le locataire est réputé avoir reçu le bien en bon état et doit le restituer dans le même état, sauf preuve contraire à apporter.

Le décret 2016-382 du 30 mars 2016 fixe la liste des mentions obligatoires et le format applicable. Cette obligation couvre les baux classiques de 1 an, le bail étudiant de 9 mois et le bail mobilité de 1 à 10 mois. La location saisonnière (Airbnb, meublé de tourisme) n’est pas formellement concernée puisqu’elle relève d’un autre régime, mais un check-in photographique reste vivement recommandé pour les mêmes raisons probatoires.

La règle qui change tout : l’inventaire mobilier annexé

L’article 25-5 de la loi de 1989 impose un inventaire détaillé du mobilier dans toute location meublée. Cet inventaire est distinct de l’état des lieux mais lui est annexé : il décrit chaque meuble pièce par pièce, avec son état précis. C’est ce document qui permettra, à la sortie, de retenir 80 € sur le dépôt de garantie pour une chaise cassée ou 300 € pour un canapé taché de manière imputable au locataire.

Conséquence directe sur le statut LMNP : un inventaire incomplet ou imprécis peut amener un locataire mal intentionné à faire requalifier le bail en location vide. La durée passe alors de 1 an à 3 ans, le préavis bailleur de 3 à 6 mois, et le régime fiscal bascule de BIC à revenus fonciers, ce qui détruit mécaniquement l’intérêt de l’amortissement. La mécanique exacte des obligations bailleur en location meublée est détaillée dans une page dédiée.

À retenir
L’état des lieux et l’inventaire mobilier sont deux documents juridiquement distincts mais matériellement complémentaires. La plupart des modèles 2026 les fusionnent dans un même PDF pour simplifier la signature. Le contenu doit toutefois rester séparable, parce qu’en cas de contestation, le juge examine chaque document selon son régime propre.

Les mentions obligatoires : ce que le décret du 30 mars 2016 impose

Le décret 2016-382 cadre la forme du document, indépendamment du papier libre ou du formulaire utilisé. Un EDL qui omet une mention obligatoire peut être contesté et perdre sa valeur probante. Voici la check-list opposable et la liste mobilière du décret 2015-981.

Les neuf points clés à faire figurer

L’article 3 du décret 2016-382 énumère les mentions obligatoires. Toutes doivent apparaître sur le document, sous peine de fragilité juridique. La nature de l’état des lieux (entrée ou sortie) ouvre le document. Suivent la date de réalisation, l’adresse complète du logement, l’identité et le domicile du bailleur et du locataire, ainsi que le nom et l’adresse des éventuels mandataires.

Le corps du document détaille pièce par pièce l’état des revêtements (sols, murs, plafonds), des équipements et du mobilier. Les relevés des compteurs d’eau, d’électricité et de gaz figurent obligatoirement quand les charges ne sont pas payées au forfait. Le nombre de clés et le local auquel chacune donne accès doit être consigné. La signature des deux parties (ou de leurs mandataires) ferme le document. Pour l’EDL de sortie, deux mentions complémentaires s’ajoutent : la date de l’état des lieux d’entrée (rappelée pour permettre la comparaison) et la nouvelle adresse du locataire.

L’inventaire des 11 meubles : la liste complète du décret 2015-981

Le décret 2015-981 du 31 juillet 2015 fixe la liste minimale du mobilier que doit comporter une location meublée. Cette liste est cumulative et d’interprétation stricte. Un seul équipement manquant peut entraîner la requalification du bail en location vide. Aucun équipement de luxe ne compense l’absence d’un meuble obligatoire.

# Équipement obligatoire Précision réglementaire
1LiterieAvec couette ou couverture (draps non exigés)
2Occultation des fenêtresVolet, rideau ou store, dans les chambres uniquement
3Plaques de cuissonGaz, électrique ou induction, fonctionnelles
4Four ou four à micro-ondesAu choix, l’un ou l’autre suffit
5RéfrigérateurAvec congélateur ou compartiment à – 6 °C minimum
6VaisselleEn quantité suffisante pour le nombre d’occupants
7Ustensiles de cuisineCasseroles, couteaux, planche, ouvre-boîte
8Table et siègesPour le nombre d’occupants prévu au bail
9Étagères de rangementPour vêtements et effets personnels
10LuminairesAu moins un point lumineux fonctionnel par pièce
11Matériel d’entretienAspirateur si moquette, balai et serpillière si carrelage

Le lave-linge n’est pas obligatoire en bail meublé classique, malgré son utilité pratique. Idem pour la télévision, les draps ou les serviettes. Ces éléments restent purement commerciaux et n’engagent pas la qualification juridique du logement.

Comment remplir le document : la méthode pièce par pièce

La forme du document est libre tant que les mentions obligatoires y figurent. Sa valeur probante, en revanche, dépend entièrement de la précision rédactionnelle. Un état des lieux qualifie chaque élément avec un vocabulaire descriptif neutre, pas avec un jugement de valeur.

Préparer la visite : photos datées, dictaphone, gabarit imprimé

Comptez 45 minutes à 1 heure pour un studio meublé, 1 h 30 à 2 heures pour un T3 complet. Le gabarit du document doit être imprimé en deux exemplaires (un pour chaque partie), idéalement pré-rempli avec les noms, adresse et date. Un smartphone suffit pour les photos, à condition d’activer l’horodatage et la géolocalisation dans les réglages de l’appareil.

Procéder pièce par pièce, dans un ordre fixé à l’avance. Pour chaque pièce, balayer dans l’ordre sols, murs, plafond, menuiseries, équipements, mobilier. Pour chaque meuble, noter la quantité, la matière, l’état précis et toute marque visible. Les compteurs sont relevés en début de visite, avant que la lumière allumée n’altère le compteur électrique. Les clés sont remises en fin de visite, après signature.

La règle d’or : décrire, pas qualifier

« Bon état » ne veut rien dire devant un juge. La description doit être factuelle, mesurable, reproductible. Une bonne ligne ressemble à : « Table en chêne massif, 4 personnes, marque Maisons du Monde, plateau avec rayure de 5 cm sur le coin supérieur droit, pied avant-gauche légèrement instable ». Une mauvaise ligne : « Table en bois, état correct ».

Cette précision permet, à la sortie, de comparer terme à terme sans interprétation. Elle protège aussi le locataire contre une accusation injustifiée. La règle vaut autant pour les murs (couleur, traces, trous éventuels avec leur diamètre) que pour l’électroménager (marque, modèle, état de fonctionnement testé sur place). Photos datées en complément, jointes au document sur un support pérenne (e-mail récapitulatif, cloud horodaté).

Attention
Testez chaque équipement sur place : plaque chauffe, four atteint la température, frigo descend bien sous – 6 °C, ampoules fonctionnent. Un équipement présent mais hors d’usage compte juridiquement comme un équipement manquant. Le locataire peut alors invoquer une non-conformité du logement meublé.

Pour gérer ensuite les retenues, dégradations et amortissements meubles sans perdre la trace de chaque dossier, la plateforme comptable Indy ↗ rattache automatiquement chaque retenue à la liasse 2031 et calcule l’impact sur l’amortissement résiduel des meubles concernés.

Les délais et droits à connaître après la signature

L’état des lieux n’est pas figé à l’instant de sa signature. Le locataire dispose de plusieurs fenêtres pour compléter le document, et les deux parties peuvent recourir à un commissaire de justice en cas de blocage. Ces délais sont précis et leur non-respect ferme définitivement les recours.

10 jours pour compléter (entrée uniquement)

Le locataire peut, dans un délai de 10 jours à compter de la signature de l’état des lieux d’entrée, demander au bailleur de le compléter par lettre recommandée. Cette demande couvre les défauts non détectés à la visite : tache derrière un meuble, fuite intermittente, robinet qui grince. Passé ce délai, l’EDL fait foi sans rectification possible, sauf vice caché ou fraude.

1 mois supplémentaire pour les éléments de chauffage

Dérogation utile quand l’entrée a lieu en été : le locataire peut demander un complément concernant les éléments de chauffage pendant le premier mois de la période de chauffe suivante. La règle figure à l’article 3-2 de la loi de 1989. Un bailleur qui loue en juillet doit donc anticiper une éventuelle réclamation en octobre ou novembre, à la première remise en route des radiateurs.

Refus de signer ou désaccord : le recours au commissaire de justice

Si l’une des deux parties refuse de venir au rendez-vous, refuse de signer ou conteste le contenu sans accord possible, l’autre peut saisir un commissaire de justice (anciennement huissier). Le commissaire convoque les deux parties par lettre recommandée au moins 7 jours avant l’intervention. Même en l’absence d’une partie, son constat s’impose aux deux. Les frais sont alors partagés par moitié, conformément à l’article 3-2 de la loi.

Surface du logement Émolument HT Part bailleur (TTC, à 50 %)
Jusqu’à 50 m²131,50 €~79 €
De 50 à 150 m²153,20 €~92 €
Plus de 150 m²229,81 €~138 €
+ Lettre de convocation14,90 € HT~9 €

Tarifs réglementés issus de l’arrêté en vigueur 2024-2026, révisés à la hausse de 2,76 % par l’arrêté du 25 février 2026. S’y ajoutent les frais de déplacement (9,20 € TTC) et la TVA à 20 % (8,5 % en DROM). Le total reste modeste comparé au risque qu’il couvre, notamment quand le locataire refuse de signer un EDL de sortie défavorable.

Erreur fréquente
Imputer au locataire la totalité des frais d’EDL réalisé par un professionnel (agent immobilier, mandataire). La loi plafonne sa part à la moitié des frais facturés, dans la limite de 3 € TTC par m² de surface habitable. Toute clause du bail qui dépasse ce plafond est réputée non écrite. À la sortie, le locataire ne paie strictement rien si l’EDL est amiable, même réalisé par un professionnel.

Les conséquences fiscales LMNP que personne ne raconte

Côté bailleur LMNP, l’EDL ne se résume pas à une protection juridique : il alimente directement la comptabilité du loueur en meublé. Les retenues sur dépôt de garantie deviennent des produits exceptionnels, les meubles remplacés sortent des immobilisations, et la qualité de l’inventaire conditionne la possibilité d’amortir.

L’EDL alimente la comptabilité (retenues = produits exceptionnels)

Quand le bailleur retient 200 € sur le dépôt de garantie pour une porte abîmée, cette somme s’inscrit en produit exceptionnel au compte 7718 (ou 7711 selon les plans comptables LMNP). Elle augmente le résultat fiscal de l’année. En miroir, la facture de remise en état (peinture, menuisier, plombier) s’inscrit en charge déductible et compense souvent partiellement le produit. Le solde net pèse au régime réel, pas au micro-BIC.

Conséquence pratique : un EDL imprécis qui ne permet pas de justifier une retenue fait perdre le produit exceptionnel mais laisse la charge. L’opération devient déficitaire. Sur cinq ans et plusieurs locataires, l’accumulation finit par peser. Tenir un dossier propre par locataire (EDL d’entrée, EDL de sortie, photos, factures, échanges écrits) protège la cohérence comptable autant que la position juridique.

Le lien avec l’amortissement des meubles

Au régime réel, les meubles inscrits à l’inventaire d’origine sont amortis sur 5 à 10 ans. Quand un meuble disparaît ou se casse au cours du bail, il doit en théorie sortir de l’actif (valeur nette comptable en charge exceptionnelle, parfois mise en compte 675). Sans EDL d’entrée précis, impossible de prouver que le meuble existait. Sans EDL de sortie précis, impossible de prouver qu’il a disparu. L’administration peut alors refuser la sortie d’actif et l’amortissement continue de courir sur un bien inexistant.

Un état des lieux meublé bâclé fragilise simultanément la position juridique du bailleur, sa fiscalité LMNP et la cohérence de sa comptabilité d’amortissement.

Sortir un actif demande aussi une trace de la décision : décision écrite du bailleur, facture de remplacement éventuelle, ajustement du tableau d’amortissement. L’outil Indy LMNP ↗ automatise ces sorties d’actif et ajuste l’amortissement résiduel à chaque changement de locataire, ce qui sécurise la déclaration 2033 sans manipulation manuelle.

Le modèle d’état des lieux meublé : ce qu’il doit absolument contenir

Tous les modèles ne se valent pas. Beaucoup de PDF gratuits téléchargeables omettent une mention obligatoire ou présentent un inventaire mobilier squelettique. Voici les critères qui distinguent un modèle solide d’un gabarit décoratif.

Modèle conforme décret 2016-382

Un modèle 2026 conforme respecte trois conditions cumulatives. Premièrement, toutes les mentions obligatoires de l’article 3 du décret 2016-382 figurent dans des champs distincts (nature, date, adresse, parties, mandataires, description pièce par pièce, compteurs, clés, signatures). Deuxièmement, il prévoit un format double colonne (entrée / sortie) ou un document unique d’entrée prolongé à la sortie. Troisièmement, l’inventaire mobilier des 11 équipements obligatoires figure en annexe, avec ligne dédiée à chaque catégorie du décret 2015-981.

Le modèle gagne en valeur quand il intègre des espaces pour annexer les photos datées, mentionne expressément la possibilité d’un complément à 10 jours, et inclut un bloc dédié aux diagnostics techniques obligatoires (DPE, plomb, électricité, gaz, ERP). Le bail meublé impose en effet le rattachement de ces diagnostics obligatoires LMNP au moment de la signature.

Les pièges des modèles génériques

Beaucoup de modèles gratuits sur internet sont d’anciens gabarits d’état des lieux vide auxquels une annexe mobilier a été ajoutée à la va-vite. Les pièges classiques : pas de section dédiée aux compteurs individuels, absence des relevés de date d’EDL d’entrée sur l’EDL de sortie, inventaire mobilier en case unique sans détail par équipement, oubli de la mention sur la nouvelle adresse du locataire pour la restitution du dépôt.

Un modèle solide doit aussi articuler proprement l’état des lieux avec le contrat de location meublée modèle auquel il est annexé. Les références croisées (numéro de bail, date, parties) garantissent que les deux documents forment un ensemble cohérent et opposable.

Comptabilité LMNP automatisée
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Notre verdict
4,5/5
Le bon modèle EDL meublé combine forme légale et précision LMNP.
Aucun PDF gratuit ne dispense de l’effort rédactionnel. Le document s’écrit sur place, équipement par équipement, en mode descriptif. Le bailleur LMNP averti soigne autant la couverture juridique (mentions du décret 2016-382, inventaire des 11 meubles obligatoires) que les conséquences comptables (retenues sur dépôt, sorties d’actif, amortissement). Le coût d’un EDL bâclé apparaît au plus tard 18 mois plus tard, dans la liasse 2031.
Sources officielles 2026 Avis indépendant Angle LMNP fiscal

Questions fréquentes

L’état des lieux est-il obligatoire en location meublée saisonnière ou Airbnb ?
Non, l’EDL n’est pas formellement exigé en location saisonnière, qui relève d’un autre régime que la loi du 6 juillet 1989. En revanche, un check-in et check-out photographique reste vivement conseillé, notamment pour activer la garantie AirCover d’Airbnb (déclaration sous 14 jours) ou le programme dommages de Booking (24 heures). Sans trace contradictoire, vous restez à la merci de la bonne foi du voyageur.
Peut-on faire un état des lieux dématérialisé ?
Oui, à condition que les deux parties signent électroniquement et reçoivent immédiatement un exemplaire au format PDF. Plusieurs applications (BailFacile, EDLnet, Smovin) permettent de réaliser l’EDL sur tablette avec photos intégrées et signature numérique. La valeur juridique est équivalente au papier dès lors que l’identification du signataire est fiable et que le document est conservé sous un format pérenne.
Que faire si le locataire refuse de signer l’état des lieux de sortie ?
Saisir un commissaire de justice. Il convoque les deux parties par lettre recommandée 7 jours avant, et son constat s’impose même en l’absence du locataire. Le tarif réglementé varie de 131,50 € à 229,81 € HT selon la surface, partagés par moitié. Cette procédure ferme tout recours du locataire qui ne s’est pas présenté. Le délai d’1 mois pour restituer le dépôt de garantie démarre alors à compter du constat.
Combien de temps conserver l’état des lieux après le départ du locataire ?
Au minimum 3 ans à compter du départ, durée de prescription des actions du locataire contre le bailleur (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989). Pour les bailleurs LMNP au régime réel, conserver plutôt 6 ans : c’est le délai de reprise fiscal sur la liasse 2031, qui peut nécessiter de justifier une retenue passée en produit exceptionnel ou une sortie d’actif sur un meuble.
L’inventaire mobilier doit-il être signé séparément du bail ?
L’inventaire est annexé au contrat de location et à l’état des lieux d’entrée. Il peut être signé sur le même document que l’EDL, ce qui est la pratique courante, ou sur un document séparé portant les mêmes signatures. La cohérence prime : un inventaire isolé sans rattachement au bail principal perd une partie de sa force probante en cas de contestation devant le juge des contentieux de la protection.

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